Un peu seul...


 Buongiorno,

 

Avec cette nouvelle semaine mon nombre de kilomètre monte à 659km. Déjà un mois que je marche, il y a un mois je tenais la main du pape qui me donnais sa bénédiction pour mon chemin et moi je lui donnais mon livre. Un échange de bon procédé ! Cette semaine n’a pas été facile, la météo n’est pas forcément de mon côté, les dénivelés sont importants et le manque de pèlerins se fait ressentir. Mais j’ai reçu la bénédiction papale et ça me porte ! je suis un pèlerin et j’en suis fier. Cette semaine vous trouverez des beaux paysages, des drôles d’aventures et du personnel, alors bonne lecture !

Lundi 29, comme je l’avais calculé c’est bien aujourd’hui que je quitte définitivement la Francigena pour rejoindre la via Della Costa, je suis content de passer ce cap aux cotés de mon ami John (le journaliste de la BBC). Nous quittons Sarzana de bonne heure, la sortie est un petit peu compliquée vu que la nouvelle application via Costa n’indique pas de tracés précis pour suivre le chemin. C’est en nous aidant de Maps que nous trouvons plus ou moins bien notre itinéraire. Malheureusement nous longeons le périphérique et arrivons sur un pont avec une circulation intense. Heureusement qu’il y a une passerelle réservée aux services techniques que nous nous octroyons. Nous réussissons à nous sortir de ce sac de nœuds pour retrouver la campagne de la via Costa. Nous savons que nous ne sommes pas sur le tracé préconisé mais le paysage n’est pas déplaisant. Après une heure nous nous posons afin que John, en bon journaliste, termine son interview. Il est tout de même venu ici pour bosser, ne l’oublions pas !  Au bout d’une petite heure d’échange nous poursuivons notre route pour arriver à San Terenzo, mon cher Pellegrino pense qu’à une chose : se restaurer, du reste je trouve qu’il a souvent faim cet Anglais… Le déjeuner avalé, nous reprenons notre étape pour rejoindre la Spezia, nous déchantons rapidement car nous longeons la zone portuaire à ne plus en finir ce qui nous cache la vue sur la méditerranée vue la hauteur impressionnante des murs. Nous arrivons enfin à notre logement déniché par nos hôtes d’hier midi. Nous sommes logeons chez des Dominicains mais plus exactement dans une école. Un responsable nous conduits à notre chambre qui est une salle de classe. Le seul souci c’est que nous devons dormir à même le sol. Je vois la tête de John se décomposer mais nous arrivons à négocier des tapis de sol de sport en guise de matelas.  La nuit fut exécrable, réveillé sans cesse par le bruit de la circulation et la rudesse du sol.

Mardi 30, le lever est rapide, avec quelques courbatures, nous quittons les lieux en ayant soin de remettre tout en ordre. Nous assistons à la messe où le Padre nous donne la bénédiction du pèlerin et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous prenons notre petit déjeuner. L’heure des adieux a sonné, je dois quitter avec une certaine nostalgie John, sa compagnie m’avait sortie de ma solitude de pèlerin depuis presque un mois déjà. Aujourd’hui je me dirige vers Levanto, étape que je coupe en deux dû à sa longueur et ses dénivelés importants.  J’ai tout de même 25 km à abattre. Je sors de la ville sans me tromper, très fier de ma bonne orientation pour une fois. A la sortie de la ville je tourne sur un petit passage pas bien large et je me retrouve face à une multitude de marche pour arriver sur les hauteurs de La Spezia. Je me suis amusé à les compter et ce n’est pas moins de 480 marches que j’ai gravis. Cet effort valait la peine, quand je découvre le panorama qui s’offre une nouvelle fois à mes yeux. Je reste un bon moment à contempler ce paysage avant de poursuivre mon chemin. C’est reparti pour des centaines de marches que je ne compte plus. Je suis plutôt content car je réussi à bien gérer la situation. Enfin, après toutes ces marches, je suis de nouveau sur une petite route, puis un sentier fort accidenté mais très agréable grâce à la diversité de la végétation fleurissante. Le soleil fait son apparition et je commence à en souffrir. J’arrive en milieu d’après-midi dans un petit village, je n’ai plus d’eau et tous les commerces sont fermés. Je demande à un Italien qui tond sa pelouse si je peux avoir de l’eau mais ne voulant pas salir l’intérieur de sa maison il m’indique une fontaine au centre du village qui est à 600m. Je retourne donc au village pour trouver cette source précieuse que je trouve finalement après quelques hésitations dans le cimetière.  Cette petite plaisanterie m’a tout de même fait faire un crochet de 1.2km. La fatigue me gagne, il me reste encore 9 km et pas des plus simples. J’arrive enfin à mon auberge de Santuario Nostra près de Monterosso al Mare exténué. Le lieu est très agréable, un ancien monastère avec une superbe église où le dîner est proposé. Je ne déroge pas à mon petit plaisir journalier de boire ma bière en admirant le paysage avant d’aller me doucher et faire ma lessive.

Mercredi 1er mai, je dois rejoindre aujourd’hui Levanto, une toute petite étape de 8 km. Bon ça ne sera pas de la promenade car c’est environ 400 mètres en positif et 600m en négatif qui m’attendent. Me voici prêt mentalement à franchir ce sentier, physiquement je n’en ai pas la moindre idée. Après avoir marché 1 km sur une route toute simple me voici dans le vif du sujet, en empruntant un sentier qui va me mener sur la crête de Soviore. Je suis tout de suite confronté à un chemin très caillouteux qui se transforme au fur et à mesure de mon avancée à de gros blocs de rocher que je dois piétiner. C’est donc avec l’aide d’Aude et Philippe que je parviens à franchir par petites avancées tous ces obstacles. Par moment je suis obligé de me séparer de mes deux compères métalliques pour me retrouver à quatre pattes afin d’escalader des parties presque insurmontables avec ma prothèse mais c’est avec une certaine méthode et surtout beaucoup de prudence que j’arrive sur les hauteurs.  Quelle beauté, je suis seul avec moi-même dans cet univers. Les variétés de végétaux me sautent aux yeux. Je remarque un écriteau qui désigne un genêt en pleine fleur que je ne connais pas, des cistes sauvages en fleurs ainsi que quelques lavandes parfument cette vallée. Une fois de plus je suis heureux d’avoir réussi ce défi mais il va falloir maintenant descendre. C’est avec une extrême prudence que je place chacune de mes béquilles à des points stratégiques afin de ne pas me retrouver au fond d’un ravin. Par moment je suis sur des passages tellement étroits, avec le vide de chaque côté que je me demande comment y parvenir mais la patience et la persévérance me donne raison. Je suis à la moitié de cette descente abrupte et je suis obligé de me mettre sur les fesses pour réussir à poursuivre mon chemin. C’est au bout de deux heures que j’arrive à la fin de ce dénivelé pas peu fier de moi. Je continue tranquillement pour arriver à Levanto sous la pluie.  Il faut que je me rende à l’évidence, je ne vais pas pouvoir affronter tous les jours ce genre de sentier car je mettrais beaucoup trop de temps et surtout en danger pour un amputé. Ce matin je me suis fait plusieurs fois des frayeurs, il ne faut pas tenter le diable, la prudence doit être une priorité dans ce genre de pèlerinage. Il va falloir que je fasse une bonne partie par la route pour éviter une chute qui pourrait être radicale. Il est 14h, la pluie devient diluvienne, je m’abrite dans un bar et en profite pour me restaurer et attendre 16h avant que l’Ostello ouvre ses portes.

Jeudi 2, la météo ne s’est pas trompée, il est annoncé une journée de grosse pluie avec orage et grêle. Je quitte Levanto à 7h en tenue de pluie.  L’application m’annonce 1354 mètres en positif et autant en négatif, il est donc évident que je ne vais pas m’aventurer sur ce genre de sentier avec le mauvais temps prévu. Je longe la côte pour rejoindre Bonassola. La marche est agréable, je déambule sous des tunnels. Je fais, comme tous les jours, ma première pause à 8h15 afin que je puisse téléphoner à Aude qui se rend à son travail. J’aime ce rituel que nous avons instauré naturellement, cela nous permet de nous souhaiter une belle journée. Depuis que nous sommes mariés nous nous téléphonons tous les jours, bien que nous soyons ensemble chaque jour. En cette période de séparation c’est donc 2 fois par jour. Je pourrais appeler cela la fusion du couple où l’amour fusionnel que nous avons l’un pour l’autre dure depuis maintenant 34 ans. La pluie commence à pointer sérieusement son bout du nez, je continue mon chemin et à la sortie de Bonassola je me trompe de direction, je ne m’en rends compte qu’au bout de deux kilomètres quand la route s’arrête net devant la méditerranée. Cette erreur d’aiguillage me vaut 4 km pour rien, j’opère donc un demi-tour pour me rendre à mon point de départ. J’arrive sous une pluie torrentielle, je m’abrite vite dans un bar, je suis gelé. Je commande un cappuccino pour me réchauffer et surtout faire le point sur la suite. Une des serveuses parle français et me signale que le temps va être bien pire dans les heures à venir. Je lui demande si elle ne connaît pas une auberge pas trop loin.  Elle me confirme que dans le village de Montaretto, à 9 km, il y a bien une auberge en chambre partagée. Elle a la gentillesse de téléphoner pour moi et c’est parfait car il y reste de la place, qu’elle réserve. Je prends mon courage à deux mains, je suis tout juste réchauffé et poursuis mon chemin sous autant de pluie et cela ne s’améliore pas car c’est sous la grêle que j’arrive à 16h sans avoir mangé. Cette journée n’était pas folichonne, je dirais même pas du tout intéressante.  La via Della Costa est magnifique, je dirais même plus belle que la Francigena mais depuis lundi je n’ai croisé aucun pèlerin sur mon chemin sauf quelques touristes qui me salut à peine. Le soir dans les auberges je suis seul pour dîner, je n’ai plus ce sentiment de pèlerinage et cela commence à me peser. Même les accueillants des différents Ostello ne me souhaite plus un bon Camino quand je pars le matin. Dans mon logement de ce soir ils n’ont même pas un tampon pour la crédenciale. Heureusement que mon esprit et ma foi me font rester un pèlerin, sinon je risquerais de devenir un randonneur…

            Vendredi 3, c’est une journée ensoleillé qui est annoncée, bonne nouvelle. Je prépare ma tenue en conséquence et vue la météo exécrable d’hier je décide de ne pas emprunter de sentiers pour éviter les chutes et me faire mal. Aujourd’hui c’est une petite route de montagne et une nationale pour terminer, guerre réjouissant pour la fin mais la prudence doit être prioritaire. Hier j’ai bien étudié mon étape j’ai 31 km pour rejoindre Sestri Levante mais j’ai un gros avantage en ma faveur les 14 derniers kilomètres sont en négatif. Une journée avec beaucoup de kilomètres mais je n’ai pas le choix car il n’y a pas d’hébergement intermédiaire. Je prends donc mon courage à deux mains ou à deux béquilles et commence par affronter un bon dénivelé de 280 mètres. Malgré le fait que je marche sur le bitume, le paysage reste très attrayant et toujours avec une végétation fleurissante et des senteurs de jasmins se dégagent des fleurs de Pitosporum Tobira.  Lors de ma première publication je vous ai fait part que finalement mon amputation fut pour moi une bénédiction. Certains d’entre vous ont certainement du mal à comprendre ce terme qui peut être incompressible... Ou inapproprié. Déjà, ce geste chirurgical, certes irréversible a été ma propre décision. En effet je ne voyais plus le bout du tunnel depuis 8 longues années, j’enchainais des séries d’hospitalisation, sans compter tous les traitements antibiotiques qui me fusillaient la santé chaque jour, il était donc préférable pour moi d’en finir avec cette jambe qui me gâchait la vie ainsi que celle de mes proches. Cinq ans et demi se sont écoulés depuis cette intervention et je ne regrette pas cette décision, bien au contraire elle m’a libéré de mes souffrances. Aujourd’hui je me considère comme quelqu’un de « normal » malgré qu’une partie de moi-même est déjà dans le cercueil (petite plaisanterie que nous nous faisons parfois entre amputés…). La période de rééducation que je me suis infligée sans compter a été très difficile car j’avais en plus mon entreprise à gérer. Je me sentais fort, pouvant soulever des montagnes, mais je ne suis qu’un être humain avec ses faiblesses. Jusqu’au jour où je me suis trouvé devant un mur infranchissable et j’ai tenté de mettre fin à ma vie. Ce fut donc la descente aux enfers, un réel dégoût de ma personne, un sentiment de honte, mon orgueil d’homme a pris un sale coup.  Il m’a fallu une fois de plus remonter la pente, me ressaisir et cela grâce à tous mes proches, certains amis, le milieu médical et évidement Dieu. C’est courant 2020 que je me souviens de ce vœu fait sur la table d’opération quelques minutes avant mon amputation « si je remarche correctement je partirai à Saint-Jacques-de-Compostelle ». Je suis donc parti en mars 2021 en plein confinement, seul avec ma conscience.  J’avais ce besoin de me retrouver pour faire le point sur ma personne, me libérer définitivement de ce geste inqualifiable, pourtant je n’ai pas réussi à me libérer de ce fardeau qui me hantait, certainement par orgueil. C’est à mon retour, quelques mois après que j’ai pu me libérer avec une inconnue rencontrer sur un banc à Arradon, une personne qui a su m’écouter sans me juger. J’appelle ça le bien fait de l’après chemin ou la providence du chemin. Comme m’avait dit Éric Viotte « l’arrivée à Saint-Jacques n’est pas la fin de ton pèlerinage mais que le début », enfin j’ai compris le sens de cette phrase, trois mois après. J’ai écrit dans mon livre : J’essaie de prendre le bon côté des choses, car c’est grâce à cette amputation que j’ose m’aventurer sur le chemin. Sans elle, je n’aurais probablement jamais pris cette décision. Ce handicap, je dois m’en servir comme d’un atout pour arriver à mon but. C’est ce que j’ai fait grâce à ma persévérance, à ma foi et certainement aussi à mon inconscience. J’ai réussi à exaucer mon vœu.  Voilà pourquoi cette amputation est une bénédiction, ce chemin m’a appris à me maîtriser et me rendre plus sage, il m’a appris à l’aimer et non à l’affronter et pour cela il faut apprendre à s’aimer soit même et modestement.

Maintenant revenons en 2024, en Italie. Me voici donc dans mes derniers 14 kilomètres, le dénivelé négatif m’est plutôt agréable vue que la nationale est finalement très peu fréquentée par les voitures. J’arrive à 16h sans trop de fatigue et content que cette journée se soit bien passée malgré le nombre de kilomètres.

            Samedi 4, je prépare ma journée à ma façon, entre routes et sentiers pour rejoindre Rapallo. Je quitte Sestri en longeant la voie ferrée sur 1 km pour suivre un sentier qui me mène à l’église de San Anna qui est complètement en ruine.  Ce sont de nouveau des marches et beaucoup de roches qui accompagne cette petite ascension d’une centaine de mètre. J’avance sur une ancienne voie romaine avant d’arriver sur les hauteurs et profiter d’une belle vue sur la ville.  Je croise quelques joggeurs à défaut de pèlerins, à mon grand désespoir. Je fini par rejoindre une petite route et je décide de ne pas prendre le sentier suivant, je continue sereinement ma route pour me rendre compte une fois arriver tout en bas que je me trouve dans une résidence privée avec un portail à ouverture automatique. Je suis coincé devant ce portail me demandant comment je vais pouvoir le franchir, mais la chance est de mon côté, une voiture arrive et je profite de ce moment inespéré pour le franchir et me diriger en longeant la mer vers le centre de Cavi di Lavagna. Je profite de ce samedi, jour du marché pour déambuler et flâner dans cette jolie ville haute en couleur, je m’offre un petit café avant de reprendre la route sur les hauteurs, de plus en plus rudes. Ce sont de nouveau des centaines de marches qui m’accompagnent sous un soleil de plus en plus pesant, je reste tout de même content de mon sort car malgré la rudesse des escaliers, je suis protégé par une belle végétation et ses incroyables senteurs qui deviennent naturellement mon quotidien de pèlerin. J’arrive enfin à l’église de Sento Stefano, je profite pour rentrer à l’intérieur et me recueillir quelque instant.  J’aime la diversité des clochers, des multiples Eglises avec de belles couleurs et souvent en très bon état. Ce que j’apprécie encore plus c’est quand elles se mettent à sonner, entendre les différents sons de cloches me donne des frissons. J’arrive à Rapallo vers 18h, mon ostello est hors de la ville, à 9 kilomètres dans les montagnes à 600 mètres d’altitude.  Je prends un bus qui est à 19h30 pour arriver sur place à 20h. J’arrive au sanctario basilic Nostra Signora et me retrouve face à cette superbe Basilique toute blanche et grandiose. L’Ostello se situe au fond d’un chemin. Quand j’arrive enfin je suis subjugué par la vue et le magnifique bâtiment, le gérant me conduit à ma chambre au troisième étage sans ascenseur, chose que je commence à gérer… Je ne prends pas le temps de me doucher, je n’ai pas déjeuner à midi, j’ai une faim de loup. Je m’offre le luxe de la journée :  dîner dehors face à la grande bleu. Ma seule désolation je dîne encore une fois seul !

            Dimanche 5, j’ai de la chance, une messe à lieu à la Basilique à 8h. Je me lève à 7h, le temps de me préparer et de prendre mon petit déjeuner en terrasse, s’il vous plait... Je quitte mes hôtes pour me rendre à l’église ou quelques fidèles sont présents.  A la sortie je me rends à la boutique pour m’acheter une croix car j’ai perdu hier après-midi ma chaîne, je suppose que j’ai dû l’arracher en enlevant mon sac à dos. Le plus rageant est de savoir exactement l’endroit où je l’ai perdu sachant que j’ai entendu quelque chose tomber à mes pieds. La responsable de la boutique parlant le français me demande si je suis pèlerin et devant mon affirmation m’offre la croix que je souhaitais acheter. Très touché par son geste je la quitte en la remerciant chaleureusement pour reprendre le bus qui doit me redescendre à Rapallo. Je reprends ma route en direction de Camogli, je suis assez inquiet car je n’ai pas réussi à contacter l’auberge pour ce soir et pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé plusieurs fois. Je n’ai que 12 kilomètres à faire aujourd’hui, c’est donc d’un pas lent que je me lance dans cette nouvelle étape. Vers 13h il me reste plus que 4 km, je me fais une pause pour manger un sandwich et je téléphone de nouveau pour mon logement, à ma grande surprise quelqu’un me répond mais pour me donner une mauvaise nouvelle, toutes les chambres sont occupées, les hôtels sont hors de prix et il est hors de question que je m’offre une chambre à 130 €, voire plus.  La seule solution est de sauter l’étape de demain en prenant le train. Je suis complètement désabusé par cette situation et je me résigne à prendre le train par dépit. Mais avant je prends soin d’appeler les différents accueils à Gênes, ils sont tous complets. Je commence à désespéré, je tente ma chance à la dernière adresse, une auberge de jeunesse, il reste un dernier lit, sauvé ! Je me dirige à la gare et j’arrive à 18h3o à Gênes. Après toutes ses péripéties je décide de m’offrir une journée de repos demain car j’en ai vraiment besoin physiquement et moralement.

            5 semaines se sont déjà écoulées, dans une dizaine de jour je devrais passer la frontière et retrouver la France ! Une nouvelle étape m’attend ! Je ne compte plus vraiment le nombre de paires de tampons épuisés ! Certes le fait de ne pas croiser de pèlerins est un petit peu désespérant mais je continue à marcher d’un pas franc en pensant à tous ces enfants de Lames de joie ! Je ne les oublie pas, ils me portent, leur courage est encourageant ! https://www.helloasso.com/associations/lames-de-joie/formulaires/2

 

Merci pour votre soutien

Hervé, sa prothèse et ses béquilles 🥾🦿

https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1Pg3ES-gmxzMDJ1LA3cS56vcgyQZQJ4aD&ll=42.242939695107445%2C12.384144042206596&z=11














Commentaires

  1. Hery Thérèse9 mai 2024 à 04:01

    Coucou Hervé, mon petit plaisir journalier pour ma part n'est pas une bière mais la lecture de ton périple. On y trouve une foule de choses, et on y puise de quoi avancer. Bon courage pour la suite...

    RépondreSupprimer
  2. Bravo et bon courage Hervé. Merci pour ces brèves régulières que nous suivons avec plaisir de Djibouti. Amitiés

    RépondreSupprimer
  3. Merci Hervé de nous partager tes journées qui ne sont pas toutes faciles, bien au contraire ! Quel courage tu as. Je te souhaite de surmonter les difficultés qui t'attendent avec un moral de vainqueur que tu nous montres depuis très longtemps. Amitiés. Philippe G.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Beaucoup d'émotion

mon Histoire

Le carrefour des pèlerins